Depuis plus d’un siècle, le trésor des Romanov alimente les spéculations des historiens, des chasseurs de trésors et des passionnés de la Russie impériale. Entre bijoux disparus, fortunes englouties et légendes tenaces, cette mystérieuse quête continue de fasciner autant qu’elle intrigue.
Depuis plus de cent ans, une question résiste aux historiens, aux services de renseignement européens et aux chasseurs de trésors : qu’est devenue la fortune de la dernière famille impériale de Russie ?
Des bijoux d’une valeur inestimable, des œuvres d’art, des lingots d’or, des comptes bancaires à l’étranger. Une partie a été retrouvée. Une autre s’est volatilisée dans le chaos de la révolution bolchevique d’octobre 1917.
Entre faits documentés, archives déclassifiées et légendes tenaces, notre enquête remonte le fil d’un mystère qui n’a jamais été totalement résolu.

La nuit où tout bascule
Il est un peu plus de deux heures du matin lorsque des coups frappés contre une porte réveillent brutalement le Tsar Nicolas II.
Depuis des mois, l’ancien tsar de toutes les Russies vit enfermé avec sa famille dans la maison Ipatiev, à Iekaterinbourg. L’édifice est officiellement appelé « Maison à destination spéciale » par les autorités bolcheviques. Les fenêtres sont peintes à la chaux. Les clôtures ont été rehaussées. Les gardes changent régulièrement. La famille impériale est coupée du monde et ne reçoit aucune nouvelle de ses proches.
Le 17 juillet 1918, Yakov Iourovski, qui dirige l’unité chargée de les garder entre dans leurs appartements. Selon son propre rapport rédigé quelques années plus tard, il explique calmement aux prisonniers que les combats approchent de la ville et qu’il faut les transférer dans un endroit plus sûr. Nicolas II prend dans ses bras son fils Alexis, malade d’hémophilie. Son épouse, la tsarine Alexandra est suivie par les quatre grandes-duchesses qui transportent des coussins.
Ils descendent un escalier étroit vers le sous-sol. Rassemblés avec leur personnel et leur médecin, on leur demande de patienter. Quelques minutes plus tard, la pièce devient le théâtre de l’une des exécutions les plus célèbres du XXe siècle et se retrouve maculée du sang des membres de la famille impériale.
Les rapports de Iourovski, les témoignages des gardes et l’enquête menée dans les années 1918-1924 par le magistrat Nikolaï Sokolov convergent sur un point : les corps sont ensuite transportés de nuit, déshabillés, aspergés d’acide sulfurique et enterrés dans une forêt avoisinante afin d’effacer toute trace de cette tragédie.
Pourtant, si le destin des Romanov est désormais établi, une autre énigme commence précisément cette nuit-là.
Que transportaient les Romanov avec eux ?

Une découverte qui stupéfie les assassins des Romanov
Lorsque les soldats commencent à déplacer les corps, un détail les surprend.
Les vêtements pèsent anormalement lourd. Dans son rapport, Yakov Iourovski décrit la découverte de pierres précieuses cousues à l’intérieur des corsets et des sous-vêtements des grandes-duchesses. Diamants, perles, saphirs et émeraudes avaient été dissimulés dans les doublures bien avant leur captivité.
Cette cache improvisée explique aussi un phénomène longtemps incompris.
Au moment de l’exécution, plusieurs balles ont ricoché sur les corsets des grandes-duchesses renforcés par les pierres précieuses. Certains témoins évoquent des projectiles déviés, obligeant les tireurs à achever plusieurs victimes à bout portant. Les historiens considèrent aujourd’hui que ces bijoux ont effectivement agi comme une protection partielle, sans toutefois empêcher le massacre. Encore en vie, les quatre grandes-duchesses sont achevées à coup de baïonnette.
Les bolcheviks récupèrent alors des poignées de pierres précieuses. Mais combien exactement ? C’est là que les archives commencent à se contredire.
Les premiers inventaires soviétiques sont incomplets. Certains bijoux sont décrits avec précision. D’autres disparaissent des registres. Plusieurs témoignages évoquent des soldats qui auraient conservé quelques pierres en souvenir ou pour les revendre discrètement. Aucune preuve définitive ne permet cependant d’établir l’ampleur de ces détournements.
Ce n’est que le premier indice d’une enquête beaucoup plus vaste qui va obséder Nikolaï Sokolov. Pendant plusieurs années, il interroge des centaines de témoins, photographie les lieux, récupère des objets abandonnés dans la forêt de Koptiaki et rassemble des milliers de pages de documents.
Son travail est colossal et les réponses qu’il obtient sont souvent contradictoires. Certains gardes parlent de plusieurs sacs remplis de bijoux. D’autres affirment que seuls quelques diamants ont été retrouvés. D’autres encore évoquent des coffres qui auraient quitté Iekaterinbourg dans les jours suivants . Aucun document ne permet de confirmer ces dernières affirmations.
Mais la graine du doute est semée.

Le plus grand coffre-fort d’Europe
Pour comprendre ce qui a disparu, il faut remonter bien avant la révolution.
Au début du XXe siècle, la Russie impériale possède l’une des plus importantes réserves d’or du monde. En 1914, juste avant la Première Guerre mondiale, la Banque d’État russe détient environ 1 300 ou 1600 tonnes d’or, dont une partie est placée à la banque de France. Une réserve qui place l’Empire parmi les puissances financières majeures de son époque.
C’est ici qu’une confusion entretient encore aujourd’hui les fantasmes. Contrairement à une idée largement répandue, tout cet or n’appartient pas personnellement aux Romanov.
Les historiens distinguent plusieurs patrimoines : les réserves de la Banque d’État, propriété de l’Empire, les joyaux de la Couronne, appartenant à l’institution impériale, les biens privés de Nicolas II et de sa famille, les collections d’art, parfois personnelles, parfois officielles, les placements financiers détenus en Russie ou à l’étranger.
Cette distinction est essentielle.
Lorsqu’on parle du « trésor des Romanov », plusieurs fortunes différentes sont en réalité mélangées. Et c’est précisément ce mélange qui va compliquer toutes les enquêtes ultérieures.
Dès les premières semaines qui suivent la révolution de 1917, les rumeurs se multiplient. Des diplomates britanniques affirment que la famille impériale posséderait des dépôts à Londres. À Paris, plusieurs journaux évoquent des comptes ouverts dans de grandes banques parisiennes. En Suisse, certains banquiers sont discrètement interrogés.
L’idée séduit immédiatement l’opinion publique. Les quotidiens s’emparent du mythe et l’alimentent par des chroniques, des témoignages.
Si les bolcheviks ont pris le pouvoir à Petrograd, ils n’ont peut-être jamais mis la main sur la véritable fortune des Romanov. Mais les archives racontent une histoire plus nuancée. Les recherches menées après l’ouverture partielle des archives russes, à la chute du communisme en 1991, montrent que Nicolas II détenait effectivement des avoirs à l’étranger avant la guerre. Une partie de ces investissements était liée aux obligations russes, une autre concernait des placements familiaux. Toutefois, aucune preuve n’a permis d’établir l’existence d’un gigantesque compte secret demeuré intact jusqu’à aujourd’hui.

Les milliards envolés du trésor impérial
Au même moment, à plus de mille kilomètres de là, un autre drame se joue. Et il va donner naissance à l’une des plus célèbres légendes de la guerre civile russe.
Des centaines de tonnes d’or quittent Kazan à bord de convois ferroviaires après la prise de la ville par le général Vladimir Kappel (1883-1920). C’est un monarchiste convaincu proche de l’exaltation qui a un ennemi : cette révolution qu’il fustige.
Ces wagons ne transportent toutefois pas la fortune privée des Romanov. Ils transportent les réserves de l’ancien Empire dont une autre partie reposent dans une banque de la ville de Nijni-Novogorod qui se trouve être entre les mains des Bolcheviks. Mais très vite, dans les récits populaires, les deux histoires vont se confondre. Les trains disparaissent dans l’immensité sibérienne. Certains sont capturés. D’autres changent de mains. Plusieurs inventaires ne correspondent plus.
Depuis plus d’un siècle, ces convois alimentent une légende tenace : celle du « train d’or des Romanov ». Pourtant, l’examen des archives révèle une réalité plus complexe, où la frontière entre l’or de l’État et les biens privés de la famille impériale s’est progressivement brouillée.
L’hiver 1919 est alors l’un des plus rudes que la Sibérie ait connus. Au milieu des plaines gelées, des locomotives avancent péniblement sous une température qui descend parfois sous les –40 °C. À bord de certains wagons, ni soldats ni réfugiés. À leur place, des caisses de bois cerclées de fer, scellées à la cire rouge. Leur contenu vaut une fortune : des lingots, des pièces d’or, des devises étrangères et des valeurs bancaires appartenant à l’ancien Empire russe.
Ancien officier de marine, explorateur de l’Arctique, héros de la guerre russo-japonaise, l’amiral Alexandre Koltchak devient l’une des principales figures de l’Armée blanche. En novembre 1918, il se proclame régent d’une partie du territoire russe.
Avec ce titre, il hérite aussi d’un immense problème. Les coffres récupérés à Kazan contiennent des centaines de tonnes d’or, mais aussi des obligations, des monnaies étrangères et des métaux précieux. Cette richesse représente le dernier espoir financier des armées blanches. En effet, il faut payer les soldats, acheter des armes, importer des locomotives, acquérir des munitions. Et convaincre les puissances occidentales, comme la France et le Royaume-Uni, de continuer leur soutien.
L’or devient une monnaie de guerre. Cette réalité, abondamment documentée, explique pourquoi certaines réserves ne reviendront jamais sur le territoire russe. Elles ont été dépensées, vendues ou engagées dans des opérations financières parfaitement identifiables.
Pendant des décennies, les historiens ont comparé les inventaires réalisés avant le départ des convois avec ceux établis après leur arrivée en Sibérie. Ils ont constaté des écarts. Pas des montagnes d’or disparues du jour au lendemain, mais suffisamment de différences pour susciter des interrogations. Certaines caisses changent de numérotation. D’autres semblent avoir été ouvertes. Quelques registres comportent des annotations contradictoires.
Les spécialistes avancent plusieurs explications.
La première est la plus simple : le chaos administratif. Les convois parcourent des milliers de kilomètres dans une guerre civile où les voies ferrées sont régulièrement détruites. Des caisses sont déplacées, recomptées, reconditionnées. Les erreurs sont inévitables.
La seconde hypothèse est plus sombre. Plusieurs officiers blancs sont accusés, dès l’époque, d’avoir détourné une partie des réserves pour leur propre compte. Des enquêtes internes ont bien été ouvertes mais ont rarement abouti. L’heure est à l’opportunisme. Pour beaucoup de tsaristes, c’est aussi l’avenir qu’ils préparent.
On évoque également des membres de la Légion tchécoslovaque qui se seraient servis allégrement dans les coffres avant d’abandonner les monarchistes à leur sort à l’automne 1919. Une thèse que réfutent néanmoins divers historiens.
Au total, c’est près des deux tiers du trésor impérial qui disparaît, dilapidé en achat d’armes, volé ou confié aux Japonais qui occupent la Mandchourie (200 caisses de lingots d’or entre 1919 et 1920).
Le mystère des wagons perdus
À partir de la décennie 1920, notamment après l’exécution de l’Alexandre Koltchak en février de cette année, plusieurs récits apparaissent dans la presse russe de l’émigration.
Ils racontent qu’au cours de la retraite des armées blanches, certains wagons auraient été abandonnés, détournés ou enterrés. Les versions divergent cependant. Pour les uns, des locomotives auraient sombré dans le lac Baïkal. Pour d’autres, des officiers auraient dissimulé des caisses avant de fuir vers la Chine. Certaines histoires parlent même de tunnels creusés dans les montagnes de l’Altaï.
Le problème est que ces récits apparaissent souvent plusieurs années après les faits.
Aucun document contemporain ne vient confirmer l’existence d’un convoi secret contenant le « trésor des Romanov ». Les historiens sont aujourd’hui très prudents à ce sujet. De manière unanime, ils rappellent qu’il existe une différence fondamentale entre une disparition comptable de quelques caisses et l’existence d’un train rempli d’or caché quelque part en Sibérie.
À mesure que les décennies passent, le dossier ne disparaît pas.
Il change simplement de mains. Pendant la Seconde Guerre mondiale puis durant la Guerre froide, plusieurs services de renseignement occidentaux recueillent des informations sur les avoirs russes dispersés après la révolution. Le MI6 britannique, mais aussi certains services américains, s’intéressent moins à une hypothétique chasse au trésor qu’aux réseaux financiers des anciens aristocrates russes exilés.
De son côté, l’Union soviétique poursuit également ses recherches. Les archives ouvertes après 1991 montrent que plusieurs administrations soviétiques ont cherché à identifier les biens impériaux vendus à l’étranger afin d’en suivre la trace (comme le diadème Vladimir porté par la reine Elizabeth II qui a donné lieu à diverses interprétation sur la possibilité que les Windsor conservent une partie du trésor impérial). La Fédération de Russie qui lui succède est muée par la même envie de résoudre cette énigme
Certaines œuvres d’art sont retrouvées. Des bijoux réapparaissent dans des ventes aux enchères comme des fameux œufs de Fabergé. Des objets impériaux sont identifiés dans des collections privées ou lors de ventes internationales
Une autre chasse au trésor débute alors et des banques européennes sont sollicitées.

De nombreuses pistes basées sur des rumeurs
La famille royale britannique est directement liée aux Romanov. Le roi George V est le cousin germain de Nicolas II. Leur ressemblance physique est telle que les photographies des deux souverains sont parfois confondues.
Lorsque la monarchie russe s’effondre, certains diplomates supposent que des capitaux ont été transférés discrètement à Londres. Des recherches sont menées dans plusieurs établissements financiers.
Les résultats sont décevants.
Les archives britanniques montrent bien l’existence de placements russes, mais rien ne prouve l’existence d’un gigantesque compte personnel contenant l’équivalent de milliards d’euros actuels, comme l’affirmeront plus tard de nombreux ouvrages sensationnalistes.
La France constitue une autre piste logique.
Avant 1914, les investisseurs français détiennent une part considérable de la dette russe. Les élites russes fréquentent la Côte d’Azur, possèdent des appartements à Paris et entretiennent des relations étroites avec les banques françaises. Après la Révolution, plusieurs établissements sont sollicités pour vérifier l’existence d’avoirs appartenant aux Romanov.
Là encore, les historiens distinguent deux réalités.
Oui, certains membres de la famille impériale possédaient des comptes ou des placements. Mais les sommes identifiées ne correspondent en rien aux fortunes colossales évoquées dans la littérature populaire. Une partie des actifs est gelée. D’autres sont absorbés par des procédures successorales. Certains disparaissent dans les bouleversements financiers de l’après-guerre.
Encore faut-il noter qu’en 1927, les bolcheviks n’hésitent pas à vendre 124 pièces issues du trésor impérial pour renflouer leurs caisses.
Le secret bancaire helvétique, renforcé au XXe siècle, offre un terrain idéal aux théories les plus extravagantes. Pendant des décennies, des auteurs vont affirmer que les Romanov auraient transféré plusieurs centaines de millions de roubles-or dans des coffres genevois. Le problème est qu’aucun document authentique ne vient confirmer ces affirmations.
Les historiens qui ont consulté les archives disponibles rappellent que de nombreux documents cités dans certains livres ne peuvent être retracés ou reposent sur des témoignages de seconde main. En revanche, il est établi que plusieurs aristocrates russes réfugiés en Suisse y ont effectivement ouvert des comptes après leur exil, ce qui a entretenu la confusion avec les biens de la famille impériale.

Couronne et faux héritiers : le mystère demeure
À partir des années 1920, un phénomène inattendu complique encore davantage le dossier. Des dizaines de personnes affirment être les survivants des Romanov.
Le cas le plus célèbre est celui de la polonise Anna Anderson ( de son vrai nom Franziska Schanzkowska) dont l’histoire va inspirer le film « Anastasia » (1956) avec en vedette principale Yul Brunner et Ingrid Bergman. En 1920, une jeune femme est repêchée dans un canal berlinois après une tentative de suicide. Elle refuse d’abord de révéler son identité. Peu à peu, certains émigrés russes se persuadent qu’elle est Anastasia, la plus jeune fille du tsar. D’autres dénoncent déjà une fraude. Pendant près de soixante ans, Anna Anderson défend cette version devant les tribunaux.
Pourquoi ? Parce que si Anastasia est vivante, elle peut prétendre à l’héritage de la famille impériale. Le dossier devient mondial. Des témoins se succèdent, des experts sont mandatés, les membres de la noblesse russe se divisent sur ce cas. Il faudra attendre 1994, plusieurs années après la mort d’Anna Anderson, pour que les analyses ADN parlent et soient sans appel. Elle n’a aucun lien avec les Romanov.
L’un des plus célèbres mystères du XXe siècle s’effondre comme tous les autres. On peut citer l’espion triple agent Michał Franciszek Goleniewski qui affirmera longtemps être le Tsarévitch Alexis ou Alexis Jean Brimeyer (1946-1995) qui prétendait être l’arrière-petit-fils de la Grande-duchesse Maria Romanov.
Au fil des décennies, des dizaines d’héritiers autoproclamés, faux descendants des Romanov, tenteront pourtant de faire valoir des droits sur des fonds supposés dormir dans des banques européennes. Toutes ces procédures échoueront faute de documents probants en dépit d’une presse qui n’hésite pas à relayer leurs prétentions ou livres censés attester de leur filiation directe avec la maison impériale.
Les chasseurs de trésors n’ont jamais renoncé.
Jusqu’à présent, aucune de ces recherches n’a permis de mettre au jour un dépôt majeur pouvant être identifié comme le « trésor des Romanov »., une mosaïque d’objets dispersés sur les quatre continents. Le mythe demeure et même devenu prétexte à des coups de publicité.
En 2010, une expédition menée avec un sous-marin de poche affirme soudainement qu’elle aurait retrouvé les vestiges d’une voie ferrée, des débris d’un train gisant au fond du lac Baïkal. Les médias s’enflamment et annoncent que le trésor perdu a peut-être été retrouvé. En réalité, un vaste canular pour attirer l’attention sur les profondeurs du lac.
Encore aujourd’hui de nombreux chasseurs de trésor continuent de jouer les « Indiana Jones » en cherchant les lingots d’or perdus des Romanov.
Le « trésor de la maison impériale » existe bien. Cependant, il ne se présente pas sous la forme d’un fabuleux coffre oublié. Il est éparpillé dans les musées, les collections privées, les maisons de vente et les archives du monde entier.
Ce sont ces fragments, plus que l’or lui-même, qui continuent de nourrir l’une des plus grandes énigmes historiques du XXᵉ siècle jamais résolue à ce jour.
Frédéric de Natal
Rédacteur en chef du site revuedynastie.fr. Ancien journaliste du magazine Point de vue–Histoire et bien d’autres magazines, conférencier, Frédéric de Natal est un spécialiste des dynasties et des monarchies dans le monde.







